La Chaîne. Reconnecter Marseille.

Marseille est une ville divisée. Les différents groupes de cette ville sont rarement, voire jamais, en contact les uns avec les autres. Ceux du sud ne viennent rarement au nord. Beaucoup de Marseillais ne voient pas leur ville dans son intégralité et ne connaissent pas  leurs concitoyens. Et pourtant, on dit aussi que Marseille est une ville chaleureuse et accueillante, comme dit l’écriture sur le mur: “nous sommes tous des enfants de Marseille”.

Avec “La Chaîne. Reconnecter Marseille“, nous nous posons la question de savoir pourquoi les gens se connectent ou ne se connectent pas. Et à travers La Chaîne, en reconnectant Marseille, nous permettons également cette connection

Nous partons de quatre points cardinaux avec 1 Marseillais qui nous relie à un autre Marseillais qui fait de même. En conséquence, nous effectuons 25 connexions à partir de chaque coin de Marseille, soit un total de 100 connexions.

100 portraits, 100 histoires, 100 connections.

“La Chaîne. Reconnecter Marseille” est un projet de Joke Quintens et Dorrie McVeigh.

Joke Quintens est une transitionniste passionnée, née et grandi en Belgique et vit et travaille à Marseille. Dans son laboratoire vivant Moving Marseille, elle étudie comment la super-diversité de Marseille peut être un accélérateur de transition durable. Elle travaille sur Wetopia, ou comment on fait une ville ensemble. Elle expérimente de nouvelles alliances au sein et entre la société civile et les décideurs politiques en Belgique, aux Pays-Bas, en Afrique du Sud et à Marseille. “

Dorrie McVeigh est une photographe, née à New York, elle a grandi à Londres et vit et travaille à Marseille. «La photographie est un moyen pour moi de fouiller dans mon inconscient et de révéler le monde tel que je le vois. Ayant grandie dans un pays qui n’est pas mon pays natal, je me suis toujours sentie déracinée et je suis consciente que mes images sont nées de ce décalage. Alors que je suis attirée par l’iconographie et le reflet de la vie moderne, ce qui m’intéresse vraiment, c’est de retirer cette façade pour révéler les espaces fragiles, calmes et parfois vides qui se trouvent en dessous.”